Réservation d’une salle,
élaboration de la liste des invités,
dépôt de la sacro-sainte liste, et choix de la
robe et du costume. Plus de 280 000 unions sont
célébrées chaque année et
il n’est plus question de faire l’impasse sur la
fête.
Chaque
détail compte et certains ont même
lancé le compte à rebours depuis deux mois.
Près de 70 %
des mariages sont en effet célébrés
entre les mois de juin et de septembre (source Etude
Planète pour le salon Mariage au Carrousel
réalisée en janvier 2003), et les
spécialistes conseillent de commencer à se
préoccuper des noces environ dix mois à
l’avance. D’où
l’utilité de salons professionnels comme Mariage
au Carrousel. Visites en couple, en famille (69 % des mariés
viennent avec leur mère !) permettent d’assister
à des défilés, de rencontrer des pros
de la fête et d’être
conseillés sur les démarches
légales... Voilà le programme.
Organiser
un mariage n’est pas une sinécure.
Les femmes commenceront par choisir longuement
leur robe
et chercheront, sélectionneront un coiffeur
spécialisé, trouveront des idées pour
vêtir le
cortège des inévitables neveux,
nièces et petits-cousins. Et se risqueront
peut-être chez un «
wedding planner », ce nouveau métier
en vogue qui pourrait bien prospérer en France, si
l’on en croit son succès aux Etats-Unis
auprès d’une clientèle aisée.
Tour d’horizon des
nouveautés...
S’occuper
d’un mariage est un épisode heureux mais stressant.
D’abord parce qu’on
s’engage en principe pour la vie. Et très vite,
tradition oblige, il faut réfléchir à
la fête qui réunira familles, proches, amis
d’enfance et consorts. Car, si fête il y a, elle
sera au programme des six mois (minimum !) à venir. Autant
dire une source de conflits, une prise de temps,
d’énergie et un apprentissage de la
négociation en accéléré... D’où le
rêve de certains couples : trouver un tiers pour
s’en occuper. Même si 76 %
d’entre eux avouent se marier pour faire une grande
fête (étude BVA pour le salon Mariage au
Carrousel). Aux États-Unis, les professionnels du mariage
ont compris depuis belle lurette qu’ils tenaient
là un énorme business. Ainsi est ainsi
née la profession de « wedding planner »
ou organisateur de mariage professionnel. Une sorte de caporal-chef qui
contrôle tout, du choix de la salle à celui de
l’orchestre, en passant par la sélection de
traiteurs ou le plan de table. Cérémonie
réglée au millimètre, timing
calculé à la seconde près... Ces
gens-là ne rigolent pas avec le mariage !
Depuis deux ans, la mode tente de percer en France
et les sociétés de wedding planners commencent
à fleurir un peu partout, en particulier en
région parisienne. Pour preuve, cinq d’entre eux
s’installeront à partir de demain au salon Mariage
au Carrousel.
«
Je
venais d’avoir mon petit garçon, mon futur mari et
moi travaillions beaucoup... difficile d’organiser un mariage
dans ces conditions
!, se souvient Peggy Mignot. Le ciel s’est
éclairci lorsqu’un ami m’a
présenté une jeune femme capable
d’organiser mon mariage de A à Z. »
La solution et le résultat ont
tellement emballé Peggy qu’elle s’est
lancée auprès de sa bonne fée dans le
« wedding planning » au sein de la
société Fêtes Exprès... et
qu’elle s’est ensuite jetée seule dans
l’arène, en fondant sa propre compagnie,
Mirabilis... « Notre prestation de services est
encore très confidentielle. Beaucoup de personnes ont
entendu parler de ce nouveau métier mais peu savent comment
il fonctionne. Du coup, ma clientèle est à ce
jour majoritairement étrangère, voire
d’origine française mais rentre au pays pour se
marier. » Ironie du sort, cette fameuse
clientèle dont parle Peggy est américaine.
« Les Américains
adorent se marier en France. Ils raffolent des châteaux, des
bons vins et de notre gastronomie. Donc, nombreux sont ceux qui
débarquent ici, avec leurs familles et leurs
invités. J’ai déjà vu 250
personnes traverser une partie du monde uniquement pour un mariage.
» Et inutile de préciser que, les «
wedding planners », eux, ils connaissent !
Mais
quels services peut précisément rendre unwedding
planner ? « Souvent, les futurs
mariés craignent qu’en laissant le soin
à un tiers d’organiser leur mariage, celui-ci ne
corresponde plus à leur style, leurs envies,
explique Claire Bouchery, fondatrice de Fêtes
Exprès, qu’elle a imaginé
après avoir vécu dans des pays anglo-saxons et...
géré son mariage toute seule. Nous
devons donc les rassurer en leur offrant un service ultra
personnalisé. Nous élaborons ensemble
l’atmosphère qu’ils désirent
recréer, nous sommes en contact permanent tout au long des
démarches légales et malgré tout, ils
peuvent changer d’avis à tout moment. »
Et Claire de lister tout ce qu’elle peut
prendre en charge : le traiteur, les faire-part, les
dragées, le photographe, le cameraman, la salle,
l’animation (du DJ au magicien en passant par le choeur
gospel), la nounou pour les enfants, la décoration florale,
la location de matériels de réception, la liste
de mariage, le coiffeur, le maquilleur et même le voyage de
noces ! Un
véritable coaching, jour J compris, puisque son
équipe est également présente aux
côtés des mariés durant la noce,
jusqu’à l’arrivée de la
pièce montée ! Et si cela semble trop
étouffant pour certains, Claire a imaginé des
conseils à l’heure, à la
demi-journée ou la journée pour donner simplement
un petit coup de pouce au départ et lister les erreurs
à ne pas commettre. Petite précision :
« Si les mariés n’ont pas
encore choisi le lieu des noces, mieux vaut venir nous voir une dizaine
de mois avant le jour J », avertit Peggy Mignot.
Si ce nouveau métier ne se
développe que petit à petit, c’est
aussi parce qu’il génère un certain
coût : en
moyenne de 8 à 15 % du budget initialement prévu
pour le mariage est demandé en honoraires par les wedding
planners... « Il est vrai que
l’on me demande d’organiser des mariages dont le
budget peut avoisiner les 30 000 ou 40 000 €
», avoue Peggy Mignot. Alors qu’en moyenne, les
Français investissent 4 500 à 7 000 €
pour leurs noces (source Insee) avec une fourchette plafonnant
à 15 000 €. Est-il donc possible de
s’offrir un pro de la fête quand on ne
décide pas d’inviter 200 personnes à
partager un pique-nique géant ? Évidemment, tout
est affaire de mesure, devis et de choix. « Si
j’ai déjà organisé un
mariage dans la plus pure tradition indienne pour 250 personnes, il est
tout à fait possible de réaliser un mariage sur
mesure pour plus petits budgets ! », reprend Peggy
Mignot. Et ce mariage indien, elle s’en souviendra : en mois
de deux mois, l’organisatrice a dû se renseigner
sur les coutumes indiennes, organiser l’arrivée du
marié à cheval, trouver le traiteur de cuisine
indienne idéal, réserver les chambres
d’hôtel pour tous les invités, etc.
Autre souvenir marquant, cette fois pour Claire
Bouchery : « Un mariage sur le thème de
l’Asie, pour lequel nous avons entièrement
retapissé une salle de bambous, rempli des bassins avec des
poissons et des nénuphars. Trois jours de
préparation et deux pour le démontage. »
Mais la plus
belle récompense pour tous ces faiseurs de magie reste bien
la reconnaissance des mariés qui, au bout de trois
rendez-vous, embrassent chaleureusement leur sauveuse et, bien
après leur mariage, continuent à
déjeuner régulièrement avec leur
wedding planner.